Yvan COLONNA.
Le droit à la présomption d'innocence.
« Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public... »
Tel est l'article 11 de la Déclaration universelle des droits de l'homme qui énonce la présomption d'innocence.
Qu'en est-il pour Yvan COLONNA du respect de ce droit fondamental ?
Depuis plusieurs années, cet homme est publiquement dénoncé comme étant l'assassin du préfet ERIGNAC, alors même qu'il a toujours clamé son innocence. Tout a été mis en œuvre pour qu'il soit condamné avant d'être jugé.
Mais peut-on, parce que l'affaire est grave, abdiquer ainsi l'état de droit ?
Peut-on accepter que cette gravité pèse de tout son poids dans la balance de la justice au détriment de la sérénité et de l'équité ?
Nous, signataires, n'oublions rien de l'affaire BAUDIS et du procès d'OUTREAU.
Nous gardons en mémoire le procès en appel de Jean CASTELA et Vincent ANDRIUZZI.
Ces autres affaires judiciaires nous rappellent que l'emballement médiatique et l'écrasement du doute par la raison d'Etat sont des symptômes annonciateurs d'une mauvaise justice.
Nous ne pouvons admettre que la Justice soit rendue au nom des citoyens, c'est-à-dire en notre nom, dans de telles conditions.
Pour Yvan COLONNA
Comme pour tout autre accusé Nous demandons le retour à la normalité judiciaire.
Nous demandons une justice équitable.
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